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Historique

Quelques éléments de l’histoire de Saint-Pierre

Saint-Pierre-du-Perray qui offre une image de ville nouvelle est en réalité connue et habitée depuis les temps préhistoriques.

Les campagnes de fouilles archéologiques dans la région ont montré que la présence de l’homme sur les terrasses de Seine remonte au paléolithique supérieur et les chasseurs magdaléniens (vers 10000 ans avant notre ère) s’établirent sur les rives de Seine. Les premiers éleveurs et agriculteurs apparaissent au néolithique (vers 4000 avant JC).

Ainsi, les habitants gaulois et leurs prédécesseurs vécurent le long d’un important chemin fluvial et terrestre qui suivait le haut des coteaux allant, au nord, de la Mare de la Viorne, au sud, à l’extrémité de la forêt de Rougeau (Morsang sur Seine). Il existe des lieux importants comme Moiry, Mory (maintenant Maury), la tour Maury (récente - fin 19ème siècle) est située près de l’emplacement du Petit et du Grand Maury et au croisement des voies traversant la Seine par des gués : Peré, Paire, Pairey, le Vieux Marché (en gaulois Senomagos : Seno = le Vieux, Magos = Marché) Villededon, Villarillus, Villeray, Montgardé.

Ces "villes" étaient des lieux de commerce et d’échanges. A la période gallo-romaine notre secteur situé aux confins des « Sénonais » était rattaché aux « Parisii ».

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Les fouilles de la Butte à Gravois (St Germain) et de la tour Maury (villae Mauriacum) ont mis en évidence des grandes villas rurales dotées de vastes granges dont l’activité était essentiellement tournée vers la production agricole et l’élevage dont les surplus étaient commercialisés vers les villes et les marchés environnants dans le cadre de circuits organisés.

Le site de Maury accueillit un cantonnement de cavalerie Sarmate chargé de protéger l’importante voie de communication que représentait la Seine.

Sur les ruines du site gallo-romain s’édifia un village mérovingien qui fut occupé jusqu’au 12ème siècle. Les campagnes de fouilles des années précédentes ont concerné la périphérie de ce village et ont mis en évidence les ateliers (maçons, tisserands de lin, fondeurs) ainsi que les stockages agricoles (granges et silos). La campagne 1996 devrait permettre de dégager le cœur du village dans l’enclos de la Tour Maury.

Ce village de Maury et son église dédiée à Ste Mélaine (elle accueillit un temps ses reliques) se déplaça vers le site du Perray vers le 12ème siècle, sans doute à l’occasion d’une réforme foncière générale puisque la plupart des églises de la Brie datent de cette époque. Son dernier seigneur propriétaire fut Enguerrand de Marigny qui s’était illustré avec Philippe Le Bel dans l’élimination de l’ordre des Templiers.

Le village fut alors remplacé par une ferme qui subsistera jusqu’au 19ème siècle où elle sera regroupée avec la ferme du Fresne que l’on connaît encore aujourd’hui.

Les maisonnettes adossées sur le mur sud de l’enclos sont les plus anciennes constructions de Saint-Pierre (16ème siècle).La tour que l’on y voit aujourd’hui est un relais de chasse du 19ème siècle. Elle a succédé à une autre qui portait un télégraphe « Chappe ».

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Le nom de notre ville, anciennement PERRAY, provient du nom de son église "Saint Pierre" détruite en 1819. Une de ses cloches carillone encore aujourd’hui dans le clocher actuel de l’église de Saint-Germain-lès-Corbeil. Une autre a été fondue à Lieusaint par la famille GAUDIVEAU en 1744 et s’appelle Louise-Michel du nom de ses parrain et marraine. Elle est actuellement déposée dans la commanderie Saint-Jean de Corbeil. A ce jour nous connaissons peu de chose de la vie du village entre le 12ème et le 18ème siècle. Son plus ancien seigneur connu est Gilbertus de Pétrus nommé dans les lettres de Maurice de Sully, évêque de Paris. Le dernier propriétaire du château fut le Baron La Caze qui épousa une fille du comte Foucher de Careil.

Des correspondances rapportent que Louis XIV ayant été reçu au château (dont les propriétaires successifs ont toujours été des proches de la cour) a hésité entre Versailles et Saint-Pierre pour construire le nouveau château royal car il avait été séduit par le paysage de la vallée de la Seine que l’on découvrait depuis le Belvédère (détruit vers 1988).

L’église St-Pierre a été détruite vers 1819, son cimetière régulièrement ravagé par les inondations du ru des Prés Hauts qui alimentait les douves du château avait été transféré à Saint-Germain le 22 septembre 1817. L’annexe de Saint-Léonard (transférée à la commune Corbeil en août 1794) fut détruite en 1883.

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Le château remanié à la fin du 19ème siècle en entraînant la disparition du hameau du Perray qui avait jusque là constitué le cœur du village. Il fut laissé à l’abandon après sa cession à la famille Ferrien à la libération. Il fut détruit par un incendie accidentel le 13 juillet 1993.

Les registres paroissiaux, les cahiers de doléances et les délibérations communales des années 1789 et suivantes permettent de se faire une idée assez précise de la vie au 18ème siècle de cette population de bergers, d’agriculteurs, de vignerons et de pêcheurs représentant 200 habitants environ.

Saint-Pierre grandira ensuite doucement au rythme de la montée industrielle de Corbeil-Essonnes pour atteindre les 600 habitants au seuil des années 1970, essentiellement par l’urbanisation du coteau déserté par la vigne.

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C’est à cette époque que l’urbanisation traverse pour la première fois la rue de la mairie par les opérations dites « Val Rochefort » et « Hautes Rives » faisant approcher à Saint-Pierre les 2000 habitants à l’aube des années 1980.

Son développement s’est enfin poursuivi dans le cadre de la ville nouvelle de Sénart pour dépasser au seuil de l’année 1996 les 5000 habitants.

Dans le même temps, le développement économique s’amorçait et Saint-Pierre accueillait la nouvelle usine de "REOSC" (SAGEM) destinée à polir les plus grands miroirs de télescope jamais construits dans le monde. Depuis cette première installation, "REOSC" (SAGEM) a décidé de regrouper progressivement sur Saint-Pierre différentes unités de production, faisant ainsi de Saint-Pierre un pôle mondial de l’optique de haute technologie.

Dans le cadre du développement urbain de la commune, sise dans le périmètre de la Ville Nouvelle de Sénart, l’État a acquis le Parc François MITTERRAND d’une trentaine d’hectares qui entourait le château.

Afin d’ouvrir le parc au public, des travaux importants ont été engagés par le SAN de Sénart en Essonne en 1996. Ces efforts ont été anéantis par la tempête du 26 décembre 1999 quand le tiers des arbres s’est trouvé mis à bas. Par mesure de sécurité, le parc a dû être fermé au public. Après des travaux de dégagement, remises en état et plantations, il a été rouvert à l’été 2001.

En 1997, un chantier international de jeunes volontaires participe chaleureusement, avec ses moyens, à la remise en état du parc : à l’été 2002, ce sont les grilles de clôture côté Est qui ont été nettoyées et repeintes.

Ce parc est le pivot du développement de Saint-Pierre-Du-Perray. Espace de nature, détente et découverte, il peut jouer son rôle d’ancrage et d’identité pour chacun des 10270 Saint-Perrayens d’aujourd’hui.

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